TESTO DEL LIED

"L'air du soir emportati"
di Armand Silvestre (1837-1901)

L'air du soir emportati sous les feuillages sombres,
Comme un parfum du ciel,
L'âme des voluptés;
Les rêves se levaient partout avec les ombres;
Celle qui fut mon coeur était à mes côtés.
Nous suivions les grands bois parmi l'herbe mouillée,
L'air au front, l'oeil au ciel, la bruyère aux genoux.
Et comme Elle sortait, blanche, de la feuillée,
Une source se prit à gémir près de nous;
Ce sanglot sans pitié poursuivant mon oreille,
S'en fut jusqu'à mon coeur joyeux et l'affligea;
La santé fleurissait, sa beauté sans pareille;
Et je cherchais pourquoi l'on pleurait déjà!